Dorian ASTOR

étude des textes & direction artistique

Dorian Astor est philosophe et germaniste. Ancien élève de l’École Normale Supérieure de la rue d’Ulm et agrégé d’allemand, il a été chargé de cours à l’Université Paris III – Sorbonne Nouvelle, enseignant à l’Institut Français d’Amsterdam, puis assistant d’édition chez Gallimard. Auteur indépendant depuis plusieurs années, il vit actuellement à Berlin. Dorian Astor a publié de nombreux ouvrages, articles, éditions critiques et traductions. Aux Éditions Gallimard, il fait notamment paraître une biographie de Lou Andreas-Salomé (2008) et une biographie de Nietzsche (2011). En 2014, il publie, toujours chez Gallimard, Nietzsche. La détresse du présent, un essai remarqué sur la critique nietzschéenne de la modernité et, en 2016, Deviens ce que tu es, aux éditions Autrement. En 2017 paraît le Dictionnaire Nietzsche sous sa direction chez Laffont. Comme traducteur, il publie notamment de nouvelles traductions de Freud (Flammarion, Gallimard). Il est actuellement bénéficiaire d’un contrat doctoral à l’École Polytechnique pour une thèse de philosophie sur le concept de perspectivisme.

Par ailleurs, après de nombreuses années d’études du chant classique auprès d’Udo Reinemann, notamment au Conservatoire d’Amsterdam, Dorian Astor a gardé un lien fort avec la musique. En 2008, il publie chez Gallimard une histoire de l’opéra (Opéra ci, Opéra là, avec G. Courchelle et P. Taïeb). À l’occasion du bicentenaire de la naissance de Wagner, il retraduit et édite l’autobiographie du compositeur (Ma Vie, Plon-Perrin, 2013) et écrit un Comprendre Wagner (Ed. Max Milo, 2013), en collaboration avec Hermann Grampp. Pendant plusieurs années, il est dramaturge pour la Péniche Opéra, rédacteur et conférencier pour l’Opéra National de Paris. Il est également l’auteur du livret de Chantier Woyzeck, un opéra du compositeur Aurélien Dumont qui a été donné en création mondiale en 2014 au Théâtre Jean-Vilar de Vitry-sur-Seine. Conseiller des Heures Romantiques depuis leur création par Udo Reinemann en 1997, Dorian Astor est, avec Markus Hadulla et Charles Fabius, membre du Comité artistique de l’Académie des Heures Romantiques depuis 2013.


 


Charles FABIUS

direction artistique

Diplômé en musicologie et histoire du théâtre de l’université d’Utrecht, Charles Fabius cofonde en 1979 l’École d’Art lyrique de l’Opéra de Paris. En 1983, il est nommé directeur de la programmation de l’Opéra de Paris. Au début des années 80, il fonde l’Association internationale Chant, Lied et Mélodie avec Udo Reinemann. Dans les années 90, il dirige l’agence Opéra et Concert et le gouvernement français le fait chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres. En 2001, il devient directeur exécutif et artistique de la Byrd Hoffman Water Mill Foundation à New York, travaillant en étroite collaboration avec Robert Wilson. Depuis 2007, il est producteur consultant auprès du Solomon R. Guggenheim Museum de New York et en 2011, avec le chorégraphe Benjamin Millepied, il fonde la compagnie « L.A. Dance Project » à Los Angeles. Charles Fabius est depuis 2013 l’un des trois membres du Comité artistique de l’Académie des Heures Romantiques.


Markus HADULLA

piano, professeur invité et direction artistique

Le pianiste Markus Hadulla est né à Cologne. Très tôt, parallèlement au répertoire solistique, il s’intéresse aux relations entre littérature et musique. Il débute ses études à Karlsruhe dans la classe de Hartmut Höll et les poursuit auprès d’Anne Grappotte au CNSM de Paris et auprès de Peter Frankl à l’Université de Yale aux USA. En 1994, il est distingué par le Prix du meilleur pianiste dans le cadre du VIIe Concours international Hugo Wolf de Stuttgart, à la suite de quoi Dietrich Fischer-Dieskau l’invite à participer à sa classe d’interprétation du Lied à Berlin. C’est tout particulièrement dans le répertoire du lied et de la musique de chambre que Markus Hadulla s’est fait un nom. À propos de son jeu riche et nuancé, la presse écrit : « Sa large palette de couleurs sonores et sa virtuosité sont proprement époustouflants ».

Il se produit aux côtés de chanteurs renommés tels que Sandrine Piau, Janina Baechle, Stella Doufexis, Christianne Stotijn, Rainer Trost, Markus Schäfer et Udo Reinemann. Parmi ses partenaires de musique de chambre, on compte Daishin Kashimoto, Tianwa Yang, Wolfgang Meyer, Sebastian Manz, Claudio Bohorquez, Tabea Zimmermann et Antoine Tamestit. En collaboration avec l’écrivain Peter Härtling, Inge et Walter Jens, le metteur en scène Norbert Beilharz ou encore les comédiens Udo Samel, Rudolf Guckelsberger et Reinhold Ohngemach, il conçoit de nombreux programmes alliant littérature et musique.

Les engagements de Markus Hadulla le conduisent dans les salles de concert les plus prestigieuses : la Philharmonie de Berlin, le Concertgebouw d’Amtersdam, le Wigmore Hall de Londres, le Konzerthaus de Vienne, l’Auditorium du Louvre à Paris, la Fenice de Venise, le Lincoln Center et le Carnegie Hall à New York, etc. Il est également invité dans de grands festivals tels que le Rheingau Musikfestival, le Schleswig-Holstein Musik Festival, le Luzern Festival ou le Festival de la Roque d’Antheron. Il s’est produit dans de nombreux pays européens ainsi qu’en Corée du Sud, au Japon, à Hongkong et aux USA.

Après avoir enseigné à la « Hochschule für Musik “Hanns Eisler” » de Berlin et à la « Hochschule für Musik » de Karlsruhe, Markus Hadulla a été appelé, à partir de l’automne 2016, au poste de professeur de Lied à la « Universität für Musik und darstellende Kunst » de Vienne. Il dispense également des séminaires de Lied allemand au « Conservatorio Svizzera Italiana » de Lugano et des masterclasses dans le cadre de l’Académie de musique de Savonlinna en Finlande, du Conservatoire Royal de Bruxelles et de l’Université Chopin de Varsovie (Pologne), ainsi qu’à l’Académie des Heures Romantiques entre Loire et Loir en Touraine, dont il est co-directeur artistique depuis 2013. Il également, depuis 2001, directeur artistique de « wort+ton », une série de concerts littéraires à Winnenden (Bade-Wurtemberg) dont les programmes innovants enthousiasment le public comme la presse.

Markus Hadulla a effectué de nombreux enregistrements (solo, Lied et musique de chambre) pour la télévision et la radio. Sa discographie, pour les labels claves, Bayerrecords, Naxos, Audite, Marsyas, Naïve et Capriccio, lui ont valu plusieurs distinctions, parmi lesquelles le Diapason d’or, le Choc Classica, l’Orphée d’or – Prix Elisabeth Schwarzkopf. En 2014, il est distingué par le Prix annuel de la critique de disque allemande.

Photo: Mascha Powalka

 


Mitsuko SHIRAI

mezzo-soprano, professeure invitée

Mitsuko Shirai est une référence incontournable pour l’interprétation du Lied. Pendant plus de trente ans, les récitals quelle a donnés dans le monde entier avec son partenaire le pianiste allemand Harmut Höll ont été des expériences exceptionnel de partage, où le Lied a retrouvé toute sa dimension de musique vocale de chambre. Le magazine allemand Stern a consacré mitsuko Shirai « première Dame du Lied » ; pour la revue américaine The Audiophile Voice, le duo Shirai – Höll s’inscrit « dans la grande lignée de Peters Pears et Benjamin Britten, de Pierre Bernac et Francis Poulenc ».

Mitsuko Shiari s’est produite en soliste avec de nombreux orchestres, tels le Philharmonique de Berlin, le New Japan Philharmonic, l’Atlanta Symphony Orchestra, le Nouvel Orchestre Philharmonique de Paris, the Academy of St-.-Martin-in-the-Fields ou le Boston Symphony Orchestra, sous la direction des plus grands chefs : Yury Ahronovitch, Gary Bertini, Riccardo Chailly, Sergiu Comissiona, Charles Dutoit, Peter Eötvös, Rafael Frühbeck de Burgos, Wolf-Dieter Hauschild, Eliahu Inbal, Hiroyuki Iwaki, Geraint Jones, Bernhard Klee, Gustav Kuhn, Sir Neville Marriner, Gunter Neuhold, Seiji Ozawa, Mendi Rodan, Shuntaro Sato, Wolfgang Sawallisch, David Shallon, Ken Takaseki et Hiroshi Wakasugi.

A l’opéra, Mitsuko Shirai est apparue dans Lucio Silla de Mozart, Das Liebesverbot de Wagner, Ariane et Barbe-Bleue de Dukas, La Damnation de Faust de Berlioz, Der Corregidor de Hugo Wolf. En 1987, Gary Bertini l’engage pour le rôle de Despina dans sa célèbre production francfortoise de Cosi fan tutte de Mozart.

Distinguée, entre 1973 et 1973, par les Premiers Prix de concours internationaux renommés à Zwickau, Bois-le-Duc, Athènes et Munich, Mitsuko Shirai est aujourd’hui très demandée dans les jurys des grands concours tels que le Concours Hugo Wolf de Stuttgart, le Concours Robert Schumann de Swickau, le concours internal ARD de Munich, le Concours international d’interprétation du Lied de Stuttgart et celui de la Fondation des Arts du Bade-Wurtemberg.

Ses enregistrements, dans la série « Liededition », consacrées à des œuvres allant de Schubert à Webern, ont été salués par de nombreux prix internationaux.

En 1982, Mitsuko Shirai est distinguée par le Prix Robert Schumann de la ville de Zwickau, et en 1993, l’Auditorium du Louvre lui confie un programme de récital « Carte blanche » avec Harmut Höll. En 1996, un panel d’artistes japonais lui confère le Grand Prix musical Idemitsu, en hommage à sa carrière artistique. En 1997, elle reçoit avec Harmut Höll l’ABC International Music Award, et en 2005, le Ministère de l’Education, de la Culture, des Sports, des sciences et des technologies le 56e Prix d’Encouragement de l’Art, dans le domaine de la musique.

En avril 2008, le gouvernement japonais décerne à Mitsuko Shirai la prestigieuse Shiju Hosho, légion d’honneur ou « médaille au cordon pourpre », en reconnaissance de ses exceptionnelles contributions artistiques et pédagogiques. En 2010, elle est nommée chevalier de l’Ordre du Mérite de la République Fédérale Allemande.

En 2006, Mitsuko Shirai est frappée subitement du syndrome de Guillain-Barré. Après plusieurs mois d’hospitalisation et de rééducation, elle fait son retour sur la scène avec un programme Schubert aux « Folles Journées de Nantes », en février 2008.

Professeur au Conservatoire de Karlsruhe, Mitsuko Shirai dirige avec Hartmut Höll une classe de Lied. Elle est professeur invitée au Mozarteum de Salzbourg, et donne des master classes En Finlande, au Séminaire international de Musique de Weimar, aux Etats-Unis (CCM Cincinnati, Tanglewood, etc.), à Jérusalem et au Japon.



Marie-Claude SOLANET

soprano, technique vocale

La soprano belge Marie-Claude Solanet reçoit dès son plus jeune âge des cours de piano. Plus tard, elle poursuit sa formation en étudiant la musicologie à l’Université Libre de Bruxelles. Elle débute le chant à l’académie de musique de Boitsfort dans la classe de Ghislaine Delcourte et obtient un prix de chant au Koninklijk Muziekconservatorium de Bruxelles dans la classe de Louis Devos. Après avoir travaillé avec Gerda Hartmann, elle se passionne pour le Lied et le répertoire romantique. Elle part pour la France et se perfectionne dans ce répertoire au Conservatoire National Régional de Metz, où elle un obtient un prix de perfectionnement sur l’interprétation du Lied et de la mélodie dans la classe de Udo Reinemann.

En tant que soliste, elle a donné de nombreux concerts d’oratorios et récitals de Lieder et de mélodies en Belgique et en France.

Professeur de chant au Koninklijk Muziekconservatorium de Bruxelles, elle dispense également, depuis plusieurs années, les cours de technique vocale dans le cadre de l’Académie des Heures Romantiques.